Silence et marginalité
Une immersion dans l’univers singulier d’Armand Schulthess

Armand Schulthess, sans titre, entre 1951 et 1972,
photographie : Hans-Ulrich Schlumpf
Ancien employé de la Confédération suisse, Armand Schulthess (1901-1972) a créé dans les années 50 une œuvre protéiforme, en plein air, se déployait sur une parcelle de près de 18’000 m2. Elle était aménagée d’un réseau de chemins et de sentiers, de passerelles, de ponts et d’escaliers, le long desquels il avait accroché une multitude d’objets et d’installations : pièces et plaques de métal récupérées, gravées d’inscriptions réunissant des connaissances encyclopédiques liées notamment aux sciences et à la philosophie.
Armand Schulthess est né à Neuchâtel, en Suisse. Jeune homme, il obtient un diplôme de l’école de commerce, avant de suivre un apprentissage dans une maison d’import-export. À l’âge de cinquante ans, Schulthess rompt subitement tous ses liens professionnels et sociaux ; il choisit comme lieu d’exil géographique et mental une maison de campagne au Tessin. En rupture totale avec le monde extérieur, il consacre dès lors sa vie à l’aménagement du terrain qui l’entoure. À sa mort, ses héritier·ères et les autorités tessinoises décident de détruire son œuvre.
L’exposition présentée à la Collection de l’Art Brut immortalise l’œuvre avant sa destruction et montre que le silence n’implique pas nécessairement une rupture de la communication : il peut aussi inviter à repenser, de façon sensible, notre rapport au monde et notre manière d’entrer en relation avec autrui.
Nombre de places limité
En partenariat avec la Collection de l’Art Brut
Laboratoire, Histoire et Cité
Organisateur de l'événement
Infos pratiques
INTERVENANTE
Sarah Robert-Freitas, médiatrice culturelle à la Collection de l’Art Brut