Guerre civile espagnole : ce que la terre cache
Cette conférence à deux voix aborde les enjeux liés à l’absence de réparation pour les victimes de la guerre civile et du franquisme, près de 90 ans après le début du conflit.

Affiche de propagande franquiste : « Signez la pétition en faveur des glorieux
sauveurs de l’Espagne ». Séville, vers 1936 © Sozialarchiv/F 5077-Fc-014
Au tournant des années 2020, l’exhumation des corps de la fosse commune de Pico Reja à Séville met au jour la quête de vérité, de justice et de réparation des descendant·es des victimes de crimes de la Guerre d’Espagne par les milices franquistes (1936-1939).
Les fosses communes témoignent de la période la plus traumatique de l’Espagne contemporaine, héritage d’une guerre et d’une dictature qui ont fait disparaître les victimes en profondeur. Depuis une vingtaine d’années, les travaux d’anthropologie forensique d’exhumation des disparu·es, victimes de la terreur de cette guerre civile, ont transformé les fosses communes en un véritable « livre d’histoire ». Exhumer ces corps c’est aussi faire resurgir le passé et soulever la question de la quête de vérité menée par les descendant·es des victimes.
De telles actions de réparation se sont multipliées à partir de 1977 et l’adoption, peu après la mort de Franco, de la loi d’amnistie marquant la transition à la démocratie. Perçue comme un modèle de pacification, cette loi est désormais remise en question à la lumière d’autres expériences, notamment en Amérique latine depuis le tournant des années 1990, où certains dispositifs mémoriels, comme les commissions de vérité, ont placé la lutte pour les droits humains au centre de leurs préoccupations.
Cette conférence à deux voix aborde les enjeux liés à l’absence de réparation pour les victimes de la guerre civile et du franquisme, près de 90 ans après le début du conflit.
Inscription souhaitée à info@lausanne-mediterranees.ch
En partenariat avec Lausanne Méditerranées, deux semaines d’échange et de culture autour de l’Andalousie, du 25 septembre au 11 octobre 2026
Laboratoire, Histoire et Cité
Organisateur de l'événement
Infos pratiques
INTERVENANTES
- Andréa Espinosa, assistante diplômée à l’Institut d’études politiques, Unil
- Mari Carmen Rodríguez, doctorante au département d’histoire contemporaine, Université de Fribourg